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Treize militaires français de la force Barkhane ont été tués lundi soir au Mali, dans la collision de deux hélicoptères lors d'un combat contre des djihadistes, a annoncé l'Élysée ce mardi. Cet accident, l'une des plus lourdes pertes de l'armée française depuis 1983, provoque une vive émotion et déclenche de nombreux hommages.


Que s'est-il passé ?

Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances de l'accident. Il s'est produit lundi soir, pendant une "opération de combat" dans le Liptako, dans la région de Ménaka, à la frontière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Une zone dans laquelle la force militaire française Barkhane mène régulièrement des opérations contre les groupes armés, dont le groupe Etat islamique Grand Sahara. 

Le général François Lecointre, chef d'état-major des Armées, a précisé que "des commandos parachutistes avaient observé, lundi vers 17h15, un groupe d'ennemis équipé d'un pick-up et de plusieurs motos". "Ils sont entrés en contact par le feu avec cet ennemi et ont fait appel à des moyens aériens", a-t-il ajouté. Alors que des échanges de tirs avaient lieu au sol, deux hélicoptères Tigre et un Cougar sont arrivés rapidement sur zone. Puis les militaires au sol ont entendu les explosions produites par la collision des hélicoptères. 

La ministre des armées Florence Parly a précisé que l'accident avait eu lieu dans "des conditions opérationnelles extrêmes, dans une nuit noire ou les hélicoptères volaient tous feux éteints." "Il semblerait que dans le cadre d'une manœuvre d'évitement d'une zone réservée pour d'autres tirs, il y ait eu l'abordage des hélicoptères", a complété le général Pierre-Joseph Givre, commandant la 27e Brigade d'infanterie de montagne qui a perdu six militaires dans l'accident. "C'est dans le cadre de la manœuvre d'aéro-combat qu'a eu lieu la collision", a précisé le général. 


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